samedi 9 décembre 2017

Granola nori-amandes


 Granola nori-amandes
Sauvé in extremis de la carbonisation par mon colloc, ce granola est venu agrémenté les (nombreuses) soupes et purées qui ont jalonné mes dernières semaines. Il faut dire que ces derniers temps, entre un presque-déménagement, un nouveau boulot et un bouquin à corriger, le temps et la motivation pour cuisiner m'ont fait assez régulièrement défaut. Ajoutez à cela l'arrivée des premiers frimas, les jours qui raccourcissent .... Bref, autant de raison pour me donner envie de petits plats tout simples mais bien réconfortants. Et pour moi, rien de plus réconfortant qu'une soupe de potimarron ou une purée carotte-patate douce, avec plein de petits trucs parsemés par-dessus pour apporter peps, croquant, craquant... En fait, au départ, j'avais l'intention de me faire une fournée de mon granola aux amandes marinées au tamari (en version salée cette fois-ci). Mais j'avais la flemme de faire mariner les amandes, mon paquet d'algue nori me tendait les bras (si si) et mon pot de miso me narguait sur le plan de travail, donc j'ai un peu dévié de ma trajectoire...
Granola nori-amandes
Pour 1 bocal :
  • 250 g de flocons d'avoine
  • 1 feuille de nori
  • 1 poignée d'amande
  • 1 grosse poire
  • 1 belle c. à s. de miso de riz
  • 2 c. à s. d'huile de coco fondue
Eplucher la poire, enlever le coeur et la mixer avec le miso de riz.
Déchiqueter la feuille de nori en petits morceaux et réserver.
Dans un saladier, mélanger les flocons d'avoine, les amandes et les morceaux de nori. Verser dessus la purée de poire et l'huile de coco fondue.
Mélanger pour obtenir une masse homogène. Au besoin, ajouter un peu d'eau.
Etaler la préparation sur une plaque de cuisson et mettre au four à 100°C. pour une petite heure, en remuant de temps en temps, jusqu'à ce que le granola soit bien croquant.
Laisser refroidir complètement et conserver dans un bocal hermétique.

A déguster tel quel en guise d'en-cas, à parsemer sur vos soupes et purées ou à picorer à l'apéritif.

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dimanche 3 décembre 2017

Gâteau au yaourt chocolat-poire (vegan)

  Gâteau au yaourt chocolat-poire (vegan)
Cela faisait un moment que je voulais tester cette technique de mettre des fruits entiers directement dans la pâte. Je n'avais pas encore franchi le pas, dieu va savoir pourquoi (peut-être mon sens de la justice ?? Avec cette technique, c'est un peu quitte ou double; ou tu tombes sur un morceau super fruité, ou bien tu n'as rien du tout...mais finalement mon sens de l'esthétique a vaincu – il faut avouer que c'est beau, tout de même ces poires non ?)
Comme je ne voulais pas me casser la tête, et n'étant pas (vraiment) chez moi, je n'avais pas toutes mes petites poudres et autres ingrédients bizarres à disposition, j'ai improvisé une recette toute simple avec les ingrédients du placard. Comme quoi non, cuisiner végétalien ne nécessite pas d'avoir trente-six mille ingrédients exotiques.
J'ai réalisé cette recette un soir, en discutant avec mes collocs...et absorbée par ma conversation, j'ai oublié de mettre le sucre ! Mais au final, cela ne s'est pas senti, en raison des poires, qui apportent tout de même un goût sucré et du sucre déjà présent dans le chocolat à cuire. Ceci dit, je sucre toujours très peu, et je pense que pour des papilles plus habituées au sucre, cela vaut le coup d'en mettre un peu tout de même...
J'ai trouvé le gâteau encore meilleur un peu rassis, mais c'est une question de préférence personnelle....
Gâteau au yaourt chocolat-poire (vegan)

Pour 1 gros cake :
  • 3 à 4 poires
  • 2 yaourts de soja
  • 3 pots de yaourts de farine
  • 1/2 pot d'huile
  • 1 pot de lait végétal
  • 200 g de chocolat à cuire
  • 1/2 à 1 pot de sucre (selon vos goûts et la force de votre chocolat)
  • 1 belle c. à c. de bicarbonate de soude
  • 1 c. à s. de vinaigre de cidre

Préchauffer le four à 180°C.
Eplucher les poires et les réserver. 
Faire fondre le chocolat au bain-marie. Lorsqu'il est fondu, y ajouter l'huile, puis le lait végétal.
Dans un saladier, mélanger la farine et le bicarbonate (et le sucre). Ajouter les yaourts puis verser le mélange chocolaté et mélanger pour obtenir une pâte lisse. Ajouter le vinaigre.
Verser un fond de pâte dans un moule à cake graissé. Poser les poires dans le moule et verser le reste de pâte.
Faire cuire 40 à 50 minutes, jusqu'à ce que la pointe d'un couteau ressorte sèche.
Laisser refroidir avant de démouler.
Conserver au réfrigérateur.

Astuce : Si comme moi vous achetez votre yaourt en grand pot et non en conditionnement individuel, prennez tout simplement comme mesure un petit verre de 100 ml que vous remplirez successivement de yaourt, de farine, d'huile, etc. Sinon, vous pouvez aussi prendre tout bêtement votre verre à mesure en vous callant à chaque fois sur le repère correspondant à 100 ml. Ce qui compte vraiment ici, c'est le respect de la différence de proportion entre chaque ingrédient.

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samedi 25 novembre 2017

Tarte salée courge cacahuète


Tarte salée courge cacahuète (vegan)
Il est de ces associations qui vous trottent dans la tête, vous tourmentent, vous turlupinent... et il en va ainsi de l'alliance courge et cacahuète. Cela faisait un bon moment déjà que cette association me tournait dans la tête (pas jusqu'à m'empêcher de dormir, mais pas loin). Il faut dire qu'en ce moment, je suis dans une période "cacahuète". Je (re)découvre cette pistache de terre comme disent nos amis canadiens, alors même qu'il y a quelques années, je ne la supportait pas. Comme quoi, les goûts et les couleurs, non seulement ça ne se discute pas, mais ça évolue... Rien d'étonnant donc à ce que j'essaie de l'associer à ma grande passion dans la vie : les courges. J'aurais pu utiliser du potimarron, mais j'ai voulu innover cette fois-ci avec de la citrouille (en vrai, j'avais de la citrouille à finir au réfrigérateur, mais ça il ne faut pas le dire...). Ceci dit, je suis persuadée que ça marche avec la plupart des courges. La texture sera peut-être un peu différente selon celle que vous utilisez. Ici, la tarte reste très fondante car la citrouille est une courge relativement aqueuse. Certainement qu'avec du potimarron, plus dense, vous obtiendrez une texture plus ferme.
La préparation de la garniture est plutôt expresse (du moins, si vous possédez un appareil pour râper la courge) car la courge n'est pas préalablement cuite. J'ai opté ici pour une pâte levée, mais rien de vous empêche de réaliser cette tarte avec une pâte sablée (à la purée de cacahuète pour rester dans le thème!).  
Tarte salée courge cacahuète (vegan)
Pour une grosse tarte (6- 8 personnes) : 
Pour la pâte :
  • 250 g de farine
  • 1 c. à c. de levure de boulanger
  • 1 c. à c. de sel
  • env. 10 cl d'eau tiède

Pour la garniture :
  • 500 g de citrouille râpée
  • 4 belles c. à s. de purée de cacahuète
  • 20 cl d'eau
  • 1 belle c. à s. de fécule
  • sel
Préparer la pâte : Dans un saladier, mélanger la farine et le sel. Ajouter la levure de boulanger déshydratée puis l'eau tiède progressivement, jusqu'à obtenir une boule de pâte.
Pétrir la pâte une petite dizaine de minutes, jusqu'à ce qu'elle soit bien lisse. Couvrir d'un linge humide et laisser reposer environ 1h à l'abri des courants d'air, le temps qu'elle double de volume.
Préparer la garniture : Eplucher la courge et la râper à la râpe à gros trous.
Délayer la purée de cacahuète dans l'eau. Ajouter alors la fécule au mélange en fouettant pour éviter tout grumeau.
Verser le mélange sur la courge râpée, saler et bien mélanger.
Monter la tarte : Rependre la pâte, la pétrir de nouveau quelques minutes puis l'étaler sur le plan de travail fariné sur une épaisseur d'environ 0,5 cm.
En foncer un moule à tarte préalablement graissé.
Répartir la garniture à la courge sur le fond de tarte et enfourner à 180°C pour 30 à 40 minutes, le temps que la garniture soit cuite.
Servir tiède, chaud ou froid.


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samedi 18 novembre 2017

Börek sucré à la citrouille

Börek sucré à la citrouille
Il est venu le temps de cucurbitacéééés....  Il n'y a plus à en douter, l'automne est bel et bien arrivé et avec lui son lot de potiron, butternut, potimarron et autres courges. Cela faisait un moment que cette recette me trottait dans la tête (presque un an à vrai dire, car elle m'était venue l'année dernière à la fin de la saison des courges. Je n'avais pas eu l'occasion de la tester, et l'idée était restée, bien insistante, se rappelant régulièrement à mon souvenir. Par conséquent, quand sont arrivées les premières courges sur les étals, ni une ni deux, je me suis mise en cuisine.
L'idée avait germé lorsque j'étais encore en Allemagne, influencée par les börecks aux épinards ou au fromage que proposent les boulangeries-épiceries turques qui pavent les rues. Fan de la pâte filo pour son côté à la fois léger et croustillant, j'ai eu envie de l'associer à la douceur du potimarron et de la cannelle, pour un dessert gourmand et réconfortant.
N'hésitez pas à préparer la farce en grande quantité. Elle est aussi délicieuse simplement à la cuillère et peut aussi servir de base à un délicieux pumpink latte en la mélangeant à du lait végétal bien chaud.
Börek sucré à la citrouille
Pour 1 gâteau :
  • 1/2 paquet de pâte filo
  • 400 g de potimarron (ou autre courge)
  • 1 à 2 c. à s. de sucre complet
  • 2 à 4 c. à s. de lait d'amande (ou autre lait végétal)
  • 4 c. à c. de cannelle
  • 50 g de cerneaux de noix

Préparer la farce : Faire cuire le potimarron 15 à 20 minutes à la vapeur, jusqu'à ce qu'il soit fondant. Pendant ce temps, torréfier les noix à sec dans une poêle.
Ecraser le potimarron avec le sucre et la cannelle. Ajouter le lait d'amande pour détendre un peu la préparation.
Superposer deux feuilles de pâte filo. Les badigeonner d'huile de coco fondue (ou d'huile d'olive). A l'aide d'une cuillère, déposer un boudin de farce tout le long de la feuille. Rouler la pâte filo sur la farce pour former un boudin. Enrouler celui-ci en escargot au centre d'une plaque à four. Recommencer ainsi jusqu'à épuisement de la farce en plaçant les boudins suivant dans la continuité du premier.
Badigeonner d'huile de coco fondue et faire cuire à 200°C. environ 20 minutes, que le boreck soit bien doré et croustillant.
A la sortie du four, saupoudrer de cannelle.
Déguster tiède ou froid.
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lundi 13 novembre 2017

Mon premier livre : Mon alimentation santé facile, Végane


https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2017/11/mon-alimentation-sante-vegane.html
Source image : Editions Jouvence
Honte à moi, cela fait plus d'un mois maintenant qu'il est sorti et je n'ai même pas pris le temps de vous parler...C'est donc avec (un peu de) retard que je vous présente très solennellement mon premier livre, "Mon alimentation santé facile : Végane", aux éditions Jouvence.
Ce livre se veut un petit guide pratique et acessible pour tous ceux qui s'intéressent à l'alimentation végétalienne, pour montrer qu'il est possible de bien se nourrir sans faire de mal ni aux animaux, ni à la planète. Il pose les bases d'une alimentation saine et végétale. Vous pourrez ainsi découvrir les justifications éthiques et scientifiques de l'alimentation végane, y puiser des conseils pratiques pour la mettre en place et bien sûr des recettes que j'ai voulu simples mais gourmandes pour vous régalez au quotidien.
Cuillère et saladier : salade d'endives
La première partie est axée sur la "théorie"
Le premier titre, Qu'est-ce que le véganisme ? présente les enjeux écologiques, éthiques et de santé de la consommation de produits animaux.
Le second, Qu'est-ce qu'une alimentation santé ? détaille les grands principes de l'alimentation santé et vous donne les clés pour adopter une alimentation végétale saine.

Avec la deuxième partie, on passe à la pratique, avec plus de 50 recettes, sucrées et salées, pour tous les moments de la journée.
Pour vous mettre l'eau à la bouche, voici quelques recettes que vous pourrez y trouver :
Coté salé : 
  • Soupe de chou-fleur à l'estragon
  • Gâteau moelleux à la farine de pois chiche
  • Rouleaux de nori aux légumes marinés
  • Galettes de flocons d'avoine, potimarron et olives
  • Gratin de millet
  • Tofu à l'orange, au fenouil et aux olives
  • Petits pains à la farine de pois chiche et au romarin
Coté sucré : 
  • Granola à la banane
  • Gâteau de polenta au citron
  • Mousse à l'avocat façon mojito
  • Brochettes de fruits au balsamique
  • Gratin de pêches à l'amande
  • Verrines mousseuses tonka-poires à la vanille
  • Petites boules d'énergie amandes-abricots-sarrasin

Où trouver ce petit livre ? en librairies et dans certains magasins bio. S'il n'est pas disponible, n'hésitez pas à le commander à votre libraire préféré, ou directement ici, sur le site des Editions Jouvence (et pitié, pas sur le site du géant avec un A). 

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dimanche 5 novembre 2017

Tarte pommes-coings aux épices

Tarte pommes-coing aux épices
C'est en Allemagne que j'ai (re)découvert les coings. Alors qu'avant je connaissais leur existence théorique, je n'étais jamais passée au stade de la pratique. Je ne sais pas pourquoi j'ai eu un tel déclic à Mayence (peut-être par impréniation à force de les voir partout sur les étals, car j'ai l'impression qu'on en trouve plus facilement qu'en France), mais je me suis alors mise à les cuisiner à toutes les sauces. En sucré, en salé, en sucré-salé... tout y est passé, des recettes les plus convenues aux plus farfelues (le succès n'étant pas toujours au rendez-vous dans ces derniers cas). Avec cette tarte pommes-coings, on ne peut pas dire que je fasse dans l'originalité. Mais la tradition a du bon parfois. Enfin, tradition tout de même un peu revisitée (et surtout légèrement brulée, comme vous aurez pu le constater). Les innovations sont tout de même limitées, puiqu'elles se résument à l'ajout de farine de chataigne dans la pâte (bon et aussi à l'utilisation d'huile de coco au lieu du beurre mais là on reste dans un classique tout de même).

Tarte pommes-coing aux épices
Pour une tarte de 20 cm de diamètre (4-6 personnes) :

Pour la compote pomme-coing :
  • 500 g de coings
  • 300 g de pommes
  • 1 bâton de cannelle
Pour la pâte à tarte :
  • 100 g de farine d'epeautre
  • 50 g de farine de châtaigne
  • 60 g d'huile de coco
  • 1 c. à s. de sucre complet
Pour les coings aux épices :  
  • 1 coing
  • 2 c. à s. de sucre complet
  • 2 c. à c. d'épices à pain d'épices (ou quatre épices)

Préparer la compote pommes-coings : Éplucher les coings, les couper en quatre, enlever le coeur puis recouper en petits morceaux et les placer dans une casserole. Laver les pommes, couper en morçeaux en enlevant le coeur. Les placer dans la casserole avec le coing. Ajouter le bâton de cannelle, un peu d'eau et faire comporter sur feu doux une vingtaine de minutes jusqu'à ce que les fruits soient bien tendres et se défassent. Réserver.
Préparer la pâte : Placer la farine et le sucre dans un saladier. Ajouter l'huile de coco à température ambiante et sabler du bout des doigts. Ajouter juste assez d'eau pour former une boule de pâte. Réserver au moins 30 minutes au frais enveloppé dans un torchon.
Préparer le coing aux épices : Mélanger le sucre avec les épices et réserver. Epucher le dernier coing, le couper en quartier, enlever le coeur puis le recouper en lamelles. Placer ces lamelles dans une poêle avec un peu d'eau et laisser cuire à couvert une dizaine de minutes. Lorsque les coings commencent à ramollir, enlever l'eau excédentaire et la réserver.  Ajouter 1 c. à s. de sucre aux épices dans les coings et faire caraméliser quelques minutes. Réserver.
Préparer la tarte : Étaler la pâte sur le plan de travail fariné, en foncer un moule à tarte. Faire cuire la pâte à blanc une quinzaine de minutes à 180°C.
Enlever le bâton de cannelle et passer la compote au moulin à légumes et ajouter éventuellement le jus de coings réserve pour la détendre si elle est très compacte.
Répartir la compote sur le fond de tarte cuit, puis disposer les lamelles de coings caramélisées dessus. Faire cuire 20 minutes à 180°C. Saupoudrer du reste du sucre épicé et faire caraméliser une ou deux minutes sous le grill du four.

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mardi 31 octobre 2017

Crumble salé de tomates vertes

Crumble salé de tomates vertes
Il faut se faire une raison, la saison des tomates est belle et bien finie. Même si elle a été particulièrement longue cette année en raison des températures extraordinairement élevées d'octobre, c'est pour moi comme toujours un déchirement. Il faut dire que les tomates et moi, c'est une grande grande histoire d'amour. Certains sont accros au chocolat, moi, c'est aux tomates (et en particulier aux petites tomates) : il me FAUT ma dose.... Le drame, c'est que, au contraire du chocolat,  je ne peux assouvir cette addiction qu'une partie de l'année, et la période de sevrage est toujours difficile. Heureusement, pour m'aider à passer ce cap difficile, il y a les tomates vertes.
Crumble salé de tomates vertes
Pour la pâte :
  • 100 g de farine d'epeautre complète
  • 50 g de flocons d'avoine
  • 3 c. à s. d'huile d'olive au basilic
  • 1 pincée de sel
  • 1 c. à s. d'eau
Pour la compotée de tomates vertes :
  • 750 g de tomates vertes (pas mûres)
  • 1 belle c. à c. d'ail des ours en poudre
  • 1 c. à s. de bouillon de légumes en poudre (ou de sel)
Crumble salé de tomates vertes
Préparer la compotée de tomates : Laver soigneusement les tomates, les couper en quartiers ou en gros morceaux selon leur taille et les placer dans une casserole avec l'ail de ours et le bouillon de légumes. Ajouter un tout petit peu d'eau et faire compoter à feu doux une trentaine de minutes jusqu'à ce que les tomates soient bien cuites.
Préparer la pâte à crumble : Placer la farine, les flocons d'avoine et le sel. Verser l'huile d'olive au basilic et sabler du bout des doigts. Ajouter l'eau pour obtenir un beau crumble.
Assembler le crumble : Répartir la compotée de tomate dans le fond d'un plat à four. Répartir dessus la pâte à crumble.
Faire cuire 30 à 40 minutes à 180°C.
Déguster chaud.

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lundi 23 octobre 2017

Raviolis grillés potimarron-cacahuète

Raviolis grillés potimarron-cacahuète
On associe le plus souvent les raviolis chinois à une cuisson vapeur, mais en réalité, il existe toute une tradition de raviolis grillés, les Guo Tie, qui se se rapproche pas mal de celle des Gyoza japonais. D'ailleurs, selon l'amie chinoise qui m 'a appris à maîtriser cette technique, les Japonais n'auraient fait que la leur reprendre. Je me garderai bien de me prononcer sur ces querelles patriotiques, mais en tout cas je peux affirmer qu'on obtient ainsi des raviolis bien croustillants, tout comme je les aime. J'ai choisi ici d'innover un peu et de vous proposer une farce au potimarron, dont la saison commence doucement. Pour rester tout de même dans le thème de l'Asie, je lui ai associé la cacahuète, sous forme de purée pour donner du goût et de l'onctuosité à la farce et sous forme d'éclats qui apportent un croustillant agréable.
Cette recette, bien que somme tout assez simple, est assez chronophage, puisqu'il faut former et farcir les raviolis un à un. Je ne vous conseille donc pas de vous lancer là-dedans si vous êtes pressé ou si vous êtes nombreux à table (à moins de vouloir y passer votre journée ou d'avoir une armée de marmitons !). Bonne nouvelle tout de même, ils se congèlent très bien crus. Dans ce cas, les disposer de façon espacée sur une plaque avant de les rassembler dans une boîte ou un sachet une fois qu'ils sont congelé à coeur. Lorsque l'envie vous prends, il suffit alors de les placer encore congelés dans la poêle et de procéder à la cuisson. Cette dernière demandera juste un peu plus de temps!
Raviolis grillés potimarron-cacahuète
Pour une trentaine de raviolis :
Pour la pâte :
  • 150 g de farine* 
  • 15-20 cl d'eau
*Bien que ce soit normalement contraire à ma religion, je vous conseille ici de choisir une farine assez blanche, d'une part pour l'esthétique des raviolis, d'autre part car votre pâte sera plus facile à travailler et à étaler finement.

Pour la farce :
  • 1/2 potimarron de taille moyenne
  • 1 c. à s. d'huile de coco (ou autre huile de cuisson)
  • 1 c. à s. de sauce soja
  • 1 c. à s. de purée de cacahuète
  • 40 g de cacahuètes entières
Raviolis grillés potimarron-cacahuète (préparation)
Préparer la pâte : Placer la farine dans un saladier. Porter l'eau à ébullition et la verser petit à petit sur la farine en mélangeant avec des baguettes (ou une fourchette). On obtient de petites boules éparses. Les rassembler à la main pour obtenir une boule. Laisser reposer 20 minutes. Pétrir ensuite la pâte quelques minutes jusqu'à obtenir une texture bien lisse.
Préparer la farce : Couper le potimarron en petits morceaux. Faire chauffer l'huile dans une casserole à fond large et y faire revenir le potimarron. Ajouter ensuite la sauce soja et la purée de cacahuète. Verser un tout petit peu d'eau et faire cuire à couvert jusqu'à ce que le potimarron soit fondant, en surveillant (ajouter éventuellement un peu d'eau pour éviter que ça accroche). Ecraser grossièrement à la fourchette. Réserver.
Torréfier les cacahuètes à sec dans une poêle et les hacher grossièrement au couteau. Réserver.
Raviolis grillés potimarron-cacahuète (farce)
Préparer les raviolis : Façonner la pâte en un gros boudin et la diviser en petits pâtons d'environ 10 g. Etaler les morceaux de pâte en cercle d'environ 6 cm de diamètre. Placer au centre une petite cuillèrée de farce au potimarron, saupoudrer d'un peu de cacahuètes hachées. Prendre le raviolis au creux de votre main et refermer en enfermant la farce au milieu.
Poser les raviolis crus debout, pliure en haut, sur une plaque recouverte d'une feuille anti-adhésive.
Raviolis grillés potimarron-cacahuète (crus)
Cuire les raviolis : Faire chauffer un fond d'huile de cuisson (ici coco) dans une poêle. Lorsqu'elle est chaude, placer les raviolis côte à côte dans la poêle.
Dans un petit bol, mélanger env. 60 ml d'eau avec 1 c. à c. de farine. Lorsque les raviolis commencent à crépiter, verser le mélange eau-farine dans la poêle et couvrir. Faire cuire les raviolis pendant 7 à 8 minutes jusqu'à la disparition totale de l'eau.
Servir immédiatement avec éventuellement un peu de sauce soja. 

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mardi 17 octobre 2017

Pumpkin spice latte

Pumpkin spice latte
Si ces derniers jours les températures se font si estivales dans la journée que j'ai ressorti mes petites tenues estivales, une fois le soir tombé, on sent bien que l'été a bel et bien fait place à l'automne. Automne certes étonnament doux, mais automne quand même. Et qui dit automne dit boissons chaudes à déguster en regardant les feuilles des arbres tomber. Ces moments-là, je les savoure habituellement en compagnie d'un bon thé noir parfumé à l'amande ou à la chataigne. Mais l'autre jour, comme il me restait un petit fond de purée de potimarron du fameux fondant chocolat-potimarron d'Hélène, je me suis décidé à tenter le pumpkin spice latte, recette qui me faisait envie depuis un bon petit moment déjà. Après avoir parcouru le net je l'ai un peu arrangé à ma sauce, afin d'obtenir une boisson bien onctueuse, au bon goût d'épices, doucement soutenu par la saveur de l'amande. Ne comptez pas pour moi pour vous dire que cette version est aussi bonne que la version de la fameuse chaine de café qui l'a popularisé, pour la bonne et simple raison que je n'y ai jamais gouté. En tout cas, j'ai été conquise par ma version maison, certainement bien plus saine et mille fois plus économique. J'envisage même de faire cuire un potimarron entier, de le réduire en purée et de la congeler en petites portions afin d'avoir toujours sous la main de quoi me faire une tasse de cette délicieuse boisson.
Pumpkin spice latte
Pour 1 tasse :
  • 1 grosse c. à s. de purée de potimarron (ou autre courge)
  • 1 belle c. à c. de purée d'amande blanche 
  • 1 c.à c. de mélange d'épices à pain d'épices
  • 5 cl de café fort*
  • env. 15 cl d'eau chaude
  • sucrant au choix
*Si vous n'aimez pas le café (ou que vous n'en avez pas), vous pouvez le remplacer par un peu de chicoré soluble, de café d'épeautre ou tout simplement l'omettre!

Dans une petite casserole, mélanger la purée de potimarron, la purée d'amandes blanches et les épices. Délayer petit à petit avec l'eau.
Faire chauffer sur feu doux jusqu'à ébullition. Ajouter le café.
Verser dans la tasse, édulcorer avec le sucrant de votre choix et déguster bien chaud.
Pumpkin spice latte
Variantes : J'imagine bien une version avec de la purée de noisette, pour le côté praliné.
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lundi 9 octobre 2017

Granola protéiné sans sucre ajouté

Granola protéiné sans sucre ajouté
Je suis une grande (grande) consommatrice de granola. J'aime en mélanger à mes flakes de sarrasin le matin, en parsemer mon yaourt le midi ou encore en déguster de grandes poignées au goûter. Ma consommation est assez impressionnante, et vous trouverez d'ailleurs pas mal de recettes de granola sur le blog (par exemple ici, ici, ici et même en version salée). Je suis passée par de nombreux stades, et en ce moment ma recette favorite est celle-ci. Plus qu'une recette, c'est plutôt une technique, car j'avoue faire un peu au pifomètre, suivant le contenu de mes placards et mes envies. Quelques constantes : les flocons d'avoine pour le côté croustillant et biscuité ainsi que l'huile de coco qui, en plus de bien résister à la cuisson, a un petit goût presque sucré. Les bananes écrasées apportent du liant et sucrent naturellement le granola (et cela permet accessoirement d'écouler ces satanées bananes trop mûres que personne ne veut manger). On peut les remplacer par de la compote de pomme ou de tout autre fruit riche en pectine. Il faudra alors peut-être ajouter une petite cuillère à soupe de sucre complet ou un filet de sirop d'érable pour édulcorer.
Granola protéiné sans sucre ajouté
Pour 1 gros pot :
  • 100 g d'amaranthe
  • 50 g de lentilles corail
  • 200 g de flocons de céréales
  • 4 c. à s. d'huile de coco fondue
  • 1 poignée de noisettes (ou autre oléagineux)
  • 2 bananes bien mûres
  • 3-4 c. à c. de cannelle en poudre (ou mélange d'épices à pain d'épices)
  • 1/2 c. à c. de vanille en poudre
  • env. 10 cl de lait végétal
Granola protéiné sans sucre ajouté

Placer l'amaranthe et les lentilles corail dans une casserole, recouvrir d'environ 2 fois le volume d'eau, couvrir et porter à ébullition. Baisser alors le feu et faire cuire 12 à 15 minutes, jusqu'à ce que les lentilles soient fondantes. Normalement, la totalité de l'eau a été absorbée.
Dans un saladier, mélanger les flocons avec la cannelle et la vanille. Ajouter le mélange amaranthe-lentilles corail et bien mélanger. Concasser grossièrement les noisettes et les ajouter au saladier.
Ecraser la chair des bananes à la fourchette, et la mélanger avec l'huile de coco fondue. Verser ce mélange dans le saladier, mélanger. Ajouter le lait végétal petit à petit pour agglomérer les éléments entre eux.
Verser la préparation sur une plaque à pâtisserie recouverte d'une feuille anti-adhésive. Mettre sous le grill du four th 3-4 pour environ 40 minutes, en surveillant.
Sortir du four et laisser refroidir totalement avant de stocker dans une boîte hermétique.

Variantes : On peut remplacer l'amaranthe par du quinoa ou du millet, en fonction du contenu de ses placards. Une version petit budget en utilisant uniquement des lentilles corail est aussi possible. La texture est simplement un peu plus friable et on perd un peu le croquant des grains d'amaranthe, mais c'est aussi très bon! 
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lundi 2 octobre 2017

Tarte amandine aux figues

Cuillère et saladier : Tarte amandine aux figues (végane)
Au rayon des fruits et légumes, les figues occupent pour moi un statut particulier. Leur saison, si courte et leur fragilité contribuent à faire d'elles un produit de luxe. Il émane d'elles comme un parfum de mystère et j'ai d'ailleurs longtemps crut que ces délicats petits fruits ne poussaient que dans ces pays lointains où il faut toujours beau et chaud (imaginez donc ma surprise lorsque j'ai découvert un figuier dans le jardin ouest-parisien d'une très chère amie). C'est pourquoi je pense je n'ai jamais vraiment cuisiner la figue. Une figue pour moi, ça se déguste telle quelle ou alors rôtie au vinaigre balsamique selon la recette emblématique de mon père. Mais allez savoir pourquoi, cette année à monté en moi une envie de tarte à la figue, et plus spécialement une tarte amandine à la figue, afin d'allier ces deux saveurs suaves.

Pour une tarte de 20 cm de diamètre:
Pour la pâte :
  • 150 g de farine complète
  • 50 g de farine de Gaudes
  • 1 belle c. à s. de sucre
  • 2 c. à s. de purée d'amandes
  • 5 à 10 cl d'eau

Pour la garniture :
  • 160 g d'amandes en poudre (ou d'amandes entières)
  • 100 g de yaourt de soja
  • 50 g de sucre
  • 5 cl de lait d'amandes
  • quelques gouttes d'arôme d'amandes amères
  • Une dizaine de figues
Cuillère et saladier : Tarte amandine aux figues (végane)
Petit apercu avant mise au four.
Préparer la pâte : Dans un saladier, mélanger les farines et le sucre. Ajouter la purée d'amandes et sabler à la main. Ajouter ensuite l'eau petit à petit pour former une boule. Réserver au frais une trentaine de minutes.
Préparer la garniture à l'amande : Si vous utilisez des amandes entières, les mixer en poudre. Dans un saladier, mélanger les amandes en poudre et le sucre. Ajouter le yaourt de soja et bien mélanger. Fluidifier le tout avec le lait d'amande et incorporer enfin l'arôme d'amandes amères.
Préparer la tarte : Faire chauffer le four à 180°C (th. 6). Etaler la pâte sur le plan de travail fariné puis en foncer un moule à tarte graissé. Piquer la surface à la fourchette et faire cuire la pâte à blanc une dizaine de minutes.
Laver soigneusement les figues et éplucher la rhubarbe. 
Répartir la crème d'amandes sur le fond de tarte. Disposer dessus les figues coupées en deux et la rhubarbe.
Enfourner pour 30 minutes à 180°C.

Cuillèr e et saladier : Tarte amandine aux figues (végane)

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mercredi 27 septembre 2017

Velouté froid de fanes de radis et ses radis croquants

Velouté froid de fanes de radis et ses radis croquants
Il est enfin venu celui que l'on attendait plus, j'ai nommé l'été indien. Après des températures plutôt frisquettes début septembre, le temps se remet au (presque) beau et au chaud ces derniers jours. Alors j'en profite pour ressortir des recettes que je m'étais résolue à mettre en carton pour l'année prochaine, comme cette petite soupe froide aux fanes de radis. L'ajout de radis marinés en topping reste bien sûr facultatif, mais je trouve qu'il apporte vraiment une petite touche croquante et acidulée qui vient agréablement contraster avec le velouté. Si vous ne mangez pas tous les radis marinés avec la soupe, ceux-ci peuvent ensuite très bien agrémenter une salade, ou l'un de ces buddah bolw si à la mode.

Pour 6 personnes : 
  • 1 botte de radis avec les fanes
  • 2 pommes de terre de taille moyenne
  • 1 oignon
  • 1 l de bouillon végétal
  • 10 cl de crème végétale
  • 1 citron
  • 1 c. à s. de sauce soja
  • 1 c. à s. de vinaigre balsamique
  • huile d'olive
Laver les radis et réserver les fanes. Laver soigneusement les fanes pour enlever toute trace de terre.  Laver les pommes de terre et les couper en morceaux.
Emincer l'oignon et le faire revenir dans un peu d'huile d'olive dans une grande casserole. Ajouter les pommes de terre, les fanes de radis et le bouillon de légumes. Couvrir et laisser mijoter jusqu'à ce que les pommes de terre soient tendres.
Une fois les légumes cuits, les mettre dans le bol d'un mixer avec la moitié du bouillon et mixer jusqu'à obtenir une texture crémeuse. Ajouter la crème végétale et ajuster la texture avec le bouillon réservé. Laisser refroidir au réfrigérateur.
Couper les radis. Râper le zeste du citron, le presser. Mélanger le zeste avec le jus de citron, la sauce soja et le vinaigre balsamique. Y faire mariner les rondelles de radis pendant au moins une heure. 
Au moment de servir, répartir le velouté dans les assiettes de service et décorer avec les rondelles de radis marinées.












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dimanche 24 septembre 2017

Muffins citron, anis et huile d'olive

Muffins citron, anis et huile d'olive
Allez savoir pourquoi, ces derniers jours, j'ai été prise d'une folle envie de gâteaux. Une envie de douceur et de moelleux qui s'est installée et faite de plus en plus forte. Or, comme je n'ai pas chez moi de gâteaux industriels et que je ne peux pas (pour cause d'intolérances alimentaires) me précipiter à la boulangerie pour assouvir ce genre d'envie, j'ai du me mettre en cuisine. C'est vous dire si cette envie me tenait au corps ! L'avantage de devoir tout faire soi-même, c'est que cela permet et d'une de vérifier qu'il s'agit bien d'une envie durable et non d'une fringale passagère et de deux de coller parfaitement à mes envies du moment (sauf quand je rate mon coup vous me direz). D'où cette association citron-anis qui me trottait dans la tête depuis un petit bout de temps (la redécouverte d'un paquet d'anis en grain dans mes pots à épices n'y est peut-être pas pour rien). D'où aussi la texture  relativement humide, limite spongieuse, ce que j'apprécie particulièrement. Et je suis sûre que vous serez heureux de savoir que ces muffins au goût citronné bien présent, doucement relèvé par la saveur subtile de l'anis ont comblé mes papilles et mon envie de douceur. Je ne peux qu'espèrer qu'il en sera de même pour vous.
Muffins citron, anis et huile d'olive

Pour 4-6 muffins* :
  • 150 g de farine (ici épeautre complète)
  • 40-60 g de sucre complet
  • 1 belle c. à s. de fécule
  • 1 citron
  • 2 c. à c. de graines d'anis vert
  • 4 c. à s. d'huile d'olive
  • 2 yaourts végétaux
  • 1 petite c. à c. de bicarbonate de soude

Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre, la fécule et le bicarbonate.
Dans un autre récipient fouetter ensemble le yaourt et l'huile d'olive.
Râper finement le zeste du citron et l'ajouter au mélange précédent.
Verser ce dernier dans le mélange de poudre et mélanger grossièrement.
Écraser l'anis au pilon et l'ajouter à la ppate. Ajouter 2 c. a s. de jus de citron et répartir la pâte sans des moules à muffins.
Enfourner pour 15 minutes environ. Vérifier la cuisson de la pointe du couteau : elle doit ressortir sèche. Laisser refroidir avant de démouler.

Muffins citron, anis et huile d'olive
*Recette adaptée de celles de Muffins aux petits fruits du livre Pâtisserie sans oeufs et sans lait, Anne Brunner, ed. La Plage, collection Les Toqués du Bio
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lundi 18 septembre 2017

Poêlée de fanes de betteraves, tofu et cacahuètes

Poêlée de fanes de betteraves, tofu et cacahuètes
Lorsque je fais mon marché, je vois de plus en plus souvent, chose encore impensable il y a quelques années, les légumes vendus avec leurs fanes. Et je ne peux qu'applaudir des deux mains. Je suis pourtant toujours un peu étonnée de voir que certaines personnes demandent qu' on leur enlève "les feuilles" avant de mettre leur botte de carottes ou de betteraves dans leur panier. Je suis sûre que ce sont ensuite les même qui se plaignent que les légumes sont chers et qu'il est donc difficile de les mettre au menu à chaque repas. Pourtant, s'ils acceptaient de se pencher sur ces parties vertes dédaignées, ils feraient bien des économies car elles peuvent facilement consituter la base d'un (voir plusieurs) repas. La preuve avec cette poêlée improvisée avec les fanes d'une belle botte de betterave. Contrairement aux fanes de carottes ou de radis, qui sont assez acides et ne peuvent se consommer telles quelles, les fanes de betterave présentent en effet l'avantage de pouvoir se cuisiner (presque) natures, comme des blettes (même si le goût est quelque peu différent, je vous l'accorde). Pas d'excuse donc pour les laisser de côté !

Poêlée de fanes de betteraves, tofu et cacahuètes

Pour 2 personnes :
  • les fanes d'1 botte de betteraves
  • 4 à 6 petites pommes de terre
  • 1 bloc de tofu aux graines
  • 1 poignée de cacahuètes
  • 1 belle c. à s. de sauce soja
  • huile de coco

Faire cuire les pommes de terre une petite dizaine de minutes, jusqu'à ce qu'elles soient tendres. Les éplucher et les couper en tranches.
Couper le tofu en petits cubes. 
Couper les fanes de betteraves en gardant les queues et les laver soigneusement pour enlever toute trace de terre.
Emincer les fanes et leurs tiges en morceaux d'environ 2 cm de large.
Faire chauffer un peu d'huile de coco dans une sauteuse et y faire revenir les fanes et les queues de betteraves quelques minutes. Ajouter la sauce soja et laisser cuire à couvert une dizaine de minutes à couvert.
Pendant ce temps, dans une autre poêle, faire revenir les pommes de terre et les dés de tofu jusqu'à ce qu'ils soient bien croustillants. Réserver.
Torréfier les cacahuètes.
Lorsque les fanes sont cuites, ajouter les pommes de terre et les dés de tofu. Servir parsemé de cacahuètes grillées.

Variante : On peut aussi remplacer les pommes de terre par des tranches de panisse grillées pour un apport en légumineuse. 
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lundi 24 juillet 2017

Pesto de fanes de carottes (vegan)

https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2017/07/pesto-de-fanes-de-carottes-vegan.html
Je suis en ce moment en vacances à la montagne et parmis les (nombreux) avantages, il y a celui d'avoir à disposition de superbes légumes tout juste ceuillis du jour. Quand on achète une belle botte de carotte avec des fanes toutes vertes et toutes fringuantes, on se dit que ce serait vraiment du gâchis de les faire partir à la poubelle. D'où l'idée du pesto de fanes. Avec des graines de tournesol cela en fait une recette fond de placard et pas chère, tout à fait dans l'esprit du zéro déchet. Testée sur des tartines ou avec des pommes de terres sautées, elle a fait à chaque fois l'unanimité et à chaque nouveau convive, nous n'avons pas manqué de jouer au jeu "Devine ce qu'il y a dedans...". De quoi animer les tablées de l'été!
Pour 1 pot :
  • fanes d'1 botte de carottes
  • 4 c. à s. de graines de tournesol
  • 2 c. à s. de moutarde à l'ancienne
  • 8-15 cl d'huile d'olive

Equeuter les fanes de carottes et les laver soigneusement pour enlever toute trace de terre ou de sable. Les égoutter avec soin.
Placer les fanes dans le bol du mixer et mixer une première fois pour les hacher. Ajouter alors les graines de tournesol et mixer jusqu'à obtenir une texture granuleuse. Attention à ne pas trop mixer de peur d'obtenir une bouillie.
Transférer le tout dans un bol et ajouter la moutarde. Mélanger.
Arroser d'huile pour obtenir une consistance un peu humide. Ajuster la consistance du pesto à votre goût avec l'huile.
Ce pesto se conserve 2-3 jours au réfrigérateur dans un pot en verre.
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jeudi 13 juillet 2017

dimanche 9 juillet 2017

A Berlin (partie I)

https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2017/07/a-berlin-partie-i.html
Heckmann Höffe

La semaine dernière, avec Marie, nous nous sommes offert une petite escapade à Berlin entre amies. L'idée était de de visiter nos amis expatriés, de tester les glaciers véganes, de bronzer au bord du Wannsee, de trainer dans les rues et de s'imprégner de l'atmosphère si particulière de la ville. Nos objectifs ont été un peu compromis par le temps qui s'est avéré plutôt hostile ces jours-là. On a quand même eu droit à la tempête de pluie, aux rues inondées et aux transports bloqués.  Autant vous dire que l'ambiance était plus ciré et bottes de pluie (que nous n'avions pas) que bronzette en terrasse! Mais du coup, on a aussi pu découvrir la ville sous un autre jour, presque surréaliste. Comme me le faisait remarquer mon amie A., berlinoise pur souche, ce n'est pas tout les jours que l'on voit l'ancien aéroport de Tempelhof entièrement vide. Nous avons malgrés tout réussi à réaliser une partie de notre programme et à profiter de ces quelques jours...

Boissons au marché turc
Nous avions loué une chambre pas Airbnb dans un appartement dans le quartier de Wedding, au nord-ouest de Berlin. Encore relativement populaire, c'est paraît-il LE quartier qui monte (mais on avoue, on a surtout choisi parce que c'était pas cher!). C'est vrai que l'ambiance est bien agréable, où bouboui turcs côtoient dm et magasins bio. Nous avions opté pour la formule Airbnb afin de pouvoir avoir accès à une cuisine et nous préparer nous-même certains de nos repas. Cependant, en bonnes foodistas que nous sommes, nous avons tout de même testé des tonnes d'adresses véganes/végétariennes/...
Le plus souvent, nous déjeunions dehors et dinions "à la maison". Si l'offre de magasins bio est pléthorique (normal en Allemagne), nous avons été plus que déçues par l'offre en fruits et légumes de ces derniers. Outre la difficulté à trouver des produits locaux, la qualité n'était pas au rendez-vous, et nous nous sommes retrouvées avec des poivrons sans saveur, du melon sans goût et des kiwis fadasses. Un comble pour des produits bio!

A noter : Marie et moi avions toutes deux déjà visité Berlin, et notre objectif n'était clairement pas de faire un marathon des spots emblématiques (au contraire). Autre chose à prendre (peut-être) en considération, nous parlons toutes les deux couramment allemand pour avoir vécu quelques temps en Allemagne et n'avons donc rencontré aucune difficulté à nous repérer, nous orienter et à nous faire comprendre. Cependant, la plupart des Allemands parlant (très bien) anglais, voir français, ne pas connaître l'allemand n'est pas un obstacle à une belle expérience! Et de toute manière, vous verrez, Berlin est bourré de Français (ce qui n'a pas manqué parfois de nous énerver...).
Ne jamais sous estimer le potentiel hype de la langue française (voiture de livraison d'un restaurant dans Prenzlauer Berg)

Allez on passe au petit compte rendu en images....

Mardi

Le temps, sans être radieu, n'est pas encore trop menaçant, et nous mettons le cap sur le marché turc, à la frontière entre Kreuzberg et Neukölln.
Si vous aimez les ambiances un peu métissées vous êtes au bon endroit : fruits et légumes à des prix défiant toute concurrence (on préfère pas savoir d'où ils viennent), falafels et pains turcs, fruits secs et épices se mêlent aux étals de tissus, avec parfois ça et là le stand d'un petit créateur berlinois.
C'est le moment où jamais de faire le plein d'olives goûteuses, de câpres à queue, de houmous ou même de dattes Medjool bio à 10 € le kilo! En guise de déjeuner, nous nous régalons (assises par terre comme de vraies berlinoises) d'une assiette végétarienne turque mélant râgout de légumes (aubergines, poivrons,...), haricots plats aux tomates, pommes de terre et salade.
Ensuite, direction Kreuzberg pour une petite flanerie dans la Bergmannstraße puis la Urbanstraße où nous découvrons une superbe boutique de produits écolos, Tranquillo, avec un grand rayon vêtement en coton bio à des prix tout à fait abordables.
Dans la Bergmannstraße
On ne pouvait manquer de faire passage au Marheinecke Markthalle, petit marché couvert qui abrite notamment à l'étage une des boutiques Veganz. Il s'agit d'une chaine de supermarchés qui propose, comme son nom l'indique, uniquement des produits alimentaires véganes. La société commercialise aussi sous sa propre marque des produits véganes (essentiellement des bonbons, snacks, protéines en poudre...) dans les magasins traditionnels. Personnellement je connaissais déjà la marque, et j'ai toujours été mal à l'aise avec leur positionnement. Ils jouent beaucoup sur l'image santé, sain et naturel, et sur la confusion entre bio et végane. On retrouve un peu la même impression dans ce supermarché qui mêle sans distinction produits de marques bio "classiques" (Taifun, Soy...), des produits de leur propre marque (non bios) et tout une série de similis carnés étrangers non bio à la composition longue comme le bras... Un bon point cependant : c'est l'un des rares magasins à proposer du vrac sur certains produits comme les fruits secs, les oléagineux...
Si petit marché est assez plaisant, après l'ambiance métissée du marché turc, le lieu nous semble manquer un peu d'authenticité.
Petite pause dans un café turc pour une limonade maison et un cappuccino (au lait de soja, nartürlich, car c'est ce qu'il y a de bien à Berlin : il est possible dans quasi tout les cafés de commander Milchkaffee, Kappucchino, Kakao et autres délices lactés au lait végétal - parfois moyennant un petit supplément toutefois-).
Retour dans  nos pénates, épuisées par cette première journée.

Les adresses du jour :
Tïrkenmarkt, Maybachuferstr., mardis et vendredis, 11h - 18h
Marheinecke Markthalle, Marheinekeplatz 15, Berlin- Kreuzberg, lundi-vendredi 8h - 20h et samedi 8h - 18h
Tranquillo, Bergmannstr. 101, Berlin-Kreuzberg (autres boutiques à Friedrichshain -Gärtnerstraße 5 - et à Prenzlauer Berg - Schönhauser Allee 122 -)

Mercredi

Le temps semble au beau fixe, et c'est pleines d'entrain que nous partons à la découverte de Friedrichshain et des abords de la Warschauer Strasse.
Nous nous posons pour déjeuner dans l'un des temples de la hype, The Bowl, "Das erste Clean-Eating-Restaurant in Berlin", un restaurant entièrement végane et sans gluten. Il est situé au-dessus de l'enseigne principale de Veganz à Berlin.
Le jour où nous y sommes allées (en pleine semaine, d'accord),on pouvait compter les personnes de sexe masculin sur les doigts d'une main. Le clean eating  vegan gluten-free serait-il un truc de fille??
Smoothie "Incredible Hulk" et Salad bowl
En tout cas, nous nous sommes régalées d'un smoothie vert bien nourrissant (avocat, citron, germe de blé, spiruline, matcha, gingembre dattes et épinards) et d'un Salad bowl pour ma part, d'un smoothie Purple Haze (myrtilles, hibiscus, banane, dattes, graines de chanvre et lait riz-amande) et d'un Falafel Bowl contenant de superbes falafels à la betterave pour celle de Marie.
Smoothie "Purple Haze" et Falafel bowl
Les portions sont bien servies et c'est repues que nous repartons du coté de la East Side Galery. Il s'agit d'un morceau du mur de Berlin, redécoré en 1990 par une centaine d'artistes de plus de 20 pays différents. C'est donc un véritable musée à ciel ouvert, une fresque géante de street art où l'on peut notamment admier le célèbre Bruderkuss entre Erich Honecker et Leonid Brejnev. Bon, je dois l'avouer, le street art c'est pas trop ma tasse de thé (un peu ça va, sur 1,3 km moyen), d'autant qu'en tant que lieu assez emblématique de Berlin, la galerie est assaillie de touristes se prennant en photo devant un bout du mur. Un peu énervées par cette foule, nous nous sommes éloignées de la foule pour nous enfoncer dans le Friedrichshain profond vers la Boxhagener Platz .

Boutique de laine Wollen Berlin (Gärtnerstr. 32, Berlin-Friesrichshain)
Surprises par la pluie, nous trouvons refuge dans un petit Eiskaffee de la Simon-Dach-Str. qui ne payait pas de mine, mais où j'ai dégusté un délicieux sorbet au chocolat.
La pluie enfin calmée, nous relions la Alexanderplatz pour une petite flanerie aux Galeria Kaufhof, sorte de Bon Marché allemand.

Les adresses du jour :
The Bowl, Warschauer Str. 33,  Berlin-Friedrichshain
East Side Galery, Mühlenstr., Berlin-Friedrichshain

Jeudi 

C'est la pluie qui nous réveille ce jour-là, et qui, tombant sans discontinuer toute la matinée nous dissuade de sortir.
L'après-midi, à la faveur d'un éclaircie, je décide d'aller faire un tour dans le Nikolaï Viertel, quartier pseudo ancien entièrement reconstitué dans les années 80 pour le 750ème anniversaire de Berlin. Las, à peine sortie du U-Bahn, les foudres du ciel s'abattent sur moi, et le temps de faire trois pas je suis déjà trempée comme une soupe. Je n'ai d'autre choix que de me réfugier dans un petit café, où j'essaie tant bien que mal de me sécher et d'oublier ma misère devant un cappuccino au lait d'amande. De ma banquette, je peux contempler la place déserte, parfois traversée par quelques courageux osant braver la pluie et le vent.
Oui la photo n'a pas de rapport, mais vu le temps je n'avais pas trop envie de sortir mon appareil!!
Une fois (à peu près) remise de mes émotions et (à peu près) sèche, je me décide à faire un petit tour dehors, me réfugiant dans les magasins lorsque la pluie se fait vraiment trop forte. C'est ainsi que je découvre un petit magasin de vêtements et accessoires tout mignons, une librairie spécialisée en théologie... De saut de puce et saut de puce,  je réussi cahin-caha à rallier l'Alexanderplatz pour prendre le U-Bahn qui me ramènera à Wedding.

La suite au prochain numéro...



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